En mars, nous avons eu le plaisir de participer au PDSF 2026 en tant que partenaire academique de l’ACADEM (Académie de défense de l’École militaire), ce qui nous a permis d’animer une table ronde sur le thème « la souveraineté à l’épreuve des cartels et des claviers : nouveaux modèles et alliances entre narcotrafic et crime organisé » avec Dimitri Zoulas, Béatrice Godefroy et le Général de division Sylvain Noyau.
La deuxième table ronde que nous avons organisée portait sur « la politique de défense africaine et l’émergence d’un ‘modèle africain’ », en présence du ministre sénégalais de la Défense, le Général Birame Diop, Nana Mariam Maïga, Général de brigade Stéphane Lacroix et Général de division Pascal Ianni. Les intervenants ont souligné la nécessité de tenir compte du contexte, de la communication et de la coopération, mais aussi l’importance de s’adapter et de favoriser les échanges dans le respect. Selon les mots du Général Diop : « Nous n’avons peut-être pas la même couleur de peau, la même religion ou la même histoire, mais nous partageons cette humanité et, par conséquent, nous devons coopérer. »
Cette intervention a été suivie d’un « café stratégique », au cours duquel Yan St-Pierre a pris part à la discussion sur « la guerre cognitive » (en anglais), aux côtés de Nana Maïga, qui a rappelé que « la perception est la réalité ».
Nous avons clôturé cette journée par un événement parallèle que nous avons co-organisé avec Amber French-Griette, de l’ONM, afin d’aborder le thème du « pouvoir civique de l’Ukraine face à la guerre » et d’en tirer des leçons pour l’Europe. L’Organisation pour les mouvements non violents (ONM) a lancé son journal intitulé « Across Faultlines: Ukrainian Freedom – Collective Agency in National Defense » et nous avons profité de l’occasion pour annoncer notre partenariat.
Parmi les moments forts de la soirée, on retiendra le discours d’Oleksandra Matviichuk, lauréate du prix Nobel de la paix, ainsi que l’entretien mené par Yan St-Pierre avec le scénariste Xavier Dorison, qui a déclaré que « les histoires façonnent et nourrissent notre imagination, nos valeurs et notre avenir ».

Par la suite, Jamila Raqib, Olena Tregub, Amber French-Griette et Col. Andrii Ordynovych (à la retraite) ont discuté de la manière dont les civils ont résisté en Ukraine au cours des quatre dernières années, apportant ainsi une contribution essentielle à la défense du pays.
Le dernier jour, Yan St-Pierre a participé à une table ronde aux côtés de Tore Refslund Hamming, Marc Hecker, Michel Faury, Alexandre Rodde et Martin Millet sur le thème «le terrorisme islamiste : évaluation actuelle de la menace », organisée par Laurence Bindner et son organisation Jihadoscope.
En clôture de cette journée, Yan St-Pierre a présenté un exposé sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la planification d’attentats terroristes, d’actes de sabotage et de guerre de perturbation, dans le cadre d’un colloque universitaire organisé par Christine Dugoin-Clément, professeure associée à l’Université Panthéon-Sorbonne et chercheuse associée à l’IHEMI (Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur).

